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Présentation de la SEP

La SEP est une structure panafricaine née en avril 1991 à Cotonou sous les auspices de l’Institut Panos. C’est une structure qui était appelée à regrouper tous les éditeurs de la presse privée d’Afrique francophone. Parmi ses promoteurs il y avait des plus illustres comme l’ancien président malien Alpha Konaré ; feu Pius N’Jawé du Cameroun ; Babacar Touré du Sénégal qui en a été le premier président au titre panafricain ; M. Soumanou du Bénin ; M. Diop du Niger et enfin M.Edouard Ouédraogo, Directeur de Publication du plus ancien quotidein du Burkina Faso. Qui, plus que lui ne peut parler de l’Historique de la SEP. Nous lui avons donc tendu le micro.

Sep : Monsieur Ouedraogo, quel poste occupiez vous dans le premier bureau ?

Edouard Ouedraogo : J’étais le vice président, M. Soumanou était le trésorier et le nigérien était le secrétaire général. C’est ainsi qu’est née la SEP continentale. Mais à Cotonou nous avons pris l’engagement de retour chacun dans son pays, de lancer une section locale de la Société des Editeurs de la Presse privée. Chaque section locale devait fédérer l’ensemble des éditeurs de la presse privée de son ressort. Quand je suis revenu de Cotonou, en mai 1991 j’ai œuvré avec d’autres confrères comme Boubacar Diallo de JJ et Jérémie Sigué du journal Le Pays, nous avons créé en 1992 la SEP au Burkina Faso.

Quelles sont les missions de la SEP ?

La SEP a pour missions de rassembler les éditeurs de la presse privée pour défendre les intérêts des journaux privés qui venaient de naître, souligner leurs difficultés, promouvoir un certain nombre d’actions qui vont permettre à la SEP de prospérer non seulement sur le plan économique mais aussi sur le plan professionnel. Cela parce que la plupart des journaux privés avaient été lancés soit par des gens qui n’avaient que de lointains rapports avec le métier de journaliste, soit animés par des gens qui sont formés sur le tas. Il y a eu dans un premier temps un besoin de formation et de recyclage de la plupart du personnel rédactionnel de la presse privée. Ce fut une des grandes missions de la SEP, travailler à professionnaliser les hommes qui étaient chargés d’animer ces médias, mais aussi travailler à défendre la spécificité de l’entreprise de presse face à certaines structures régaliennes de l’Etat comme les impôts, les douanes, les postes et télécommunications, etc.

Quelles sont les perspectives de la SEP ?
La SEP Burkina a engrangé d’énormes résultats. Dès que nous nous sommes retrouvés, nous sommes devenus un interlocuteur valable à telle enseigne qu’en mi- 92 nous avons pu négocier avec certaines chancelleries comme le Danemark qui a financé de manière conséquente les journaux naissants au Burkina Faso. Sur le plan économique ce fut l’acte fondateur parce qu’il y a pas mal de journaux qui étaient là et qui n’avaient aucune autonomie du point de vue institutionnel ou PAO. Les gens bricolaient, mais grâce au financement du Danemark acquis sous l’égide de la SEP, beaucoup de journaux se sont dotés de structures institutionnelles conséquentes en ayant des bureaux, du matériel informatique, etc. La SEP est devenue l’organisation transversale qui regroupe l’ensemble de la presse privée. Premier président de la SEP, j’ai eu à conduire plusieurs missions dans pas mal d’instances au nom de la SEP. Après quatre années de fonctionnement j’ai constaté que ma personne n’était plus consensuelle, alors pour ne pas bloquer le fonctionnement de la SEP, j’ai préféré passer la main. Je suis allé en privé voir Norbert Zongo qui à l’époque était la personne qui pouvait faire consensus, il était l’homme qui pouvait fédérer l’ensemble des éditeurs. Il a accepté sous la promesse que je l’appuie. Il a ainsi poursuivi l’œuvre de la SEP et c’est sous sa présidence que le Danemark a encore financé institutionnellement la SEP par la mise à disposition d’un bureau et d’un secrétariat permanent. Cela a fonctionné jusqu’à l’assassinat de Norbert Zongo. Après la mort de Norbert Zongo, Boubacar Diallo a pris le relais mais évidemment il n’a pas eu la tâche aussi facile parce que l’affaire Norbert Zongo a divisé la famille de la presse. Les blocages ont commencé à se faire sentir. De 1998 à 2004 ou 2005 la SEP n’a pas véritablement fonctionné. Après Boubacar Diallo c’est Sy Chérif qui a pris le relais. C’est d’ailleurs lui qui est toujours aux commandes. Je pense que lui aussi, même si les instances statutaires de la SEP ne se réunissaient plus de façon régulière, il n’en demeure pas moins que la SEP a toujours continué d’exister en tant que structure représentative de l’ensemble des éditeurs de la presse privée. Sur ce plan Sy Chérif a abattu un travail colossal même si c’est souvent de manière solitaire. Il a défendu de façon conséquente les intérêts de la presse privée.